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Sécurité

Anti-DDoS : comment fonctionne la protection jusqu'à 200 Tbps (GCore) ?

Par Équipe NVHCloud 2 mai 2026 Lecture : 8 min

Les attaques par déni de service distribué (DDoS) sont devenues l'une des menaces les plus courantes sur Internet. En 2025, le volume moyen des attaques a dépassé les 500 Gbps, avec des pics enregistrés à plus de 2 Tbps sur des cibles européennes. Comprendre comment fonctionne une protection efficace est essentiel pour choisir le bon hébergeur.

1. Qu'est-ce qu'une attaque DDoS ?

Une attaque DDoS consiste à saturer les ressources d'un serveur ou d'un réseau en envoyant un volume massif de requêtes depuis des milliers de machines compromises (un botnet). L'objectif : rendre le service inaccessible aux utilisateurs légitimes.

On distingue trois grandes catégories d'attaques selon la couche OSI ciblée :

  • L3 (réseau) — Inondation de paquets IP bruts (UDP flood, ICMP flood). Objectif : saturer la bande passante.
  • L4 (transport) — Exploitation du protocole TCP/UDP (SYN flood, amplification DNS/NTP). Objectif : épuiser les tables de connexion.
  • L7 (applicatif) — Requêtes HTTP/HTTPS valides mais en volume massif (HTTP flood, Slowloris). Objectif : saturer les ressources CPU/mémoire du serveur web.
📊 Chiffre clé

En 2025, 68 % des attaques DDoS étaient des attaques multi-vecteurs combinant L3, L4 et L7 simultanément — rendant les protections mono-couche inefficaces.

2. Le filtrage multi-couches L3/L4/L7

Une protection Anti-DDoS efficace doit analyser et filtrer le trafic à chaque couche du modèle OSI. Chez NVHCloud, ce filtrage s'opère en plusieurs étapes successives :

Filtrage L3 — absorption volumétrique

Le premier niveau de défense intervient au niveau réseau. Notre infrastructure dispose d'une capacité de transit de 200 Tbps (GCore), ce qui lui permet d'absorber même les attaques volumétriques les plus massives sans saturer la liaison vers votre serveur. Les paquets sont analysés à la volée : toute source émettant un volume anormal est immédiatement blackholée ou rate-limitée.

Filtrage L4 — protection des protocoles TCP/UDP

Au niveau transport, notre système détecte les patterns caractéristiques des attaques : séquences TCP incomplètes, amplification UDP, fragments malformés. Un moteur de stateful inspection valide chaque connexion avant de la laisser atteindre votre serveur. Les SYN cookies protègent les tables de connexion contre les SYN floods.

Filtrage L7 — inspection applicative

Le filtrage applicatif est le plus complexe car il doit distinguer les requêtes légitimes des requêtes d'attaque, souvent indiscernables en apparence. Notre système utilise des techniques de challenge-response (vérification JavaScript, CAPTCHA adaptatif) et d'analyse comportementale pour identifier et bloquer les bots malveillants sans impacter les utilisateurs réels.

3. La mitigation automatique en moins de 3 secondes

La rapidité de détection est cruciale : chaque seconde où une attaque n'est pas bloquée peut entraîner une interruption de service perceptible. Notre système de mitigation fonctionne en trois phases :

  1. Détection (0–1 s) — Analyse continue du trafic par des sondes réseau. Dès qu'un écart statistique significatif est détecté (pic de paquets, anomalie de protocole), une alerte est levée.
  2. Classification (1–2 s) — Identification du vecteur d'attaque et sélection du filtre approprié. Cette étape est automatisée par des règles pré-entraînées sur des millions d'attaques réelles.
  3. Mitigation (2–3 s) — Application du filtre en temps réel. Le trafic malveillant est dévié et absorbé ; le trafic légitime continue d'atteindre votre serveur sans interruption.
« La plupart des attaques DDoS que nous traitons sont mitigées en moins de 2,5 secondes. Pour les attaques complexes multi-vecteurs, nous atteignons rarement les 3 secondes grâce à notre pipeline de détection parallèle. »
— Équipe réseau NVHCloud

4. Pourquoi la capacité de 200 Tbps (GCore) compte autant que l'algorithme

Un algorithme de filtrage parfait est inutile si l'infrastructure réseau sature avant de pouvoir l'appliquer. C'est l'erreur que commettent beaucoup d'hébergeurs : afficher une protection Anti-DDoS sans disposer de la bande passante nécessaire pour absorber les attaques volumétriques.

Notre infrastructure dispose d'une capacité de transit de 200 Tbps (GCore) répartie sur les points de filtrage du réseau GCore, avec du peering direct chez les principaux opérateurs français. En cas d'attaque, le trafic est automatiquement dévié vers le scrubbing center le plus proche pour une mitigation optimale.

5. Pourquoi NVHCloud inclut l'Anti-DDoS par défaut

La plupart des hébergeurs proposent la protection Anti-DDoS en option payante, ou limitent la protection incluse à quelques dizaines de Gbps. Chez NVHCloud, nous avons fait le choix d'intégrer la protection complète 200 Tbps (GCore) dans toutes nos offres, sans surcoût, pour une raison simple : une infrastructure non protégée expose non seulement votre serveur, mais aussi tous nos autres clients partageant le même réseau.

✅ Ce qui est inclus dans toutes vos offres NVHCloud

Filtrage L3/L4/L7 · Capacité 200 Tbps (GCore) · Mitigation automatique <3s · Monitoring temps réel · Aucune limite de durée d'attaque

Conclusion

Une protection Anti-DDoS efficace repose sur trois piliers indissociables : une capacité réseau suffisante pour absorber les attaques volumétriques, un filtrage multi-couches L3/L4/L7 pour traiter tous les vecteurs d'attaque, et une mitigation automatique rapide pour minimiser l'impact sur vos utilisateurs. C'est cette combinaison que NVHCloud intègre nativement dans chaque offre.

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